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Interpeace et Indigo CI présentent un rapport d’étude sur la violence des jeunes

Civisme et citoyenneté : Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire présentent un rapport d’étude sur les trajectoires des jeunes vers la violence

Ce Jeudi 07 décembre 2017, le Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique, Sidi Tiémoko Touré, a présidé la cérémonie officielle de restitution du rapport de la recherche participative dénommé : « Je marche avec les garçons », trajectoires des jeunes vers la violence, miroir des dynamiques de genre à l’échelle de leur société ?

Il s’agit d’une recherche participative de trois mois effectuée par l’Institut Malien de Recherche Action pour la Paix (IMRAP), au Mali et en Côte d’Ivoire, en partenariat avec Interpeace (organisation internationale indépendante au service de la consolidation de la paix), et en collaboration avec l’UNICEF. Cette étude vient compléter les résultats du rapport « Au-delà de l’idéologie et de l’appât du gain », publié en 2016 qui était axé sur la trajectoire des jeunes hommes vers la violence.

Ce rapport de 2017 présente une analyse locale des rôles du genre et des pressions sociales au Mali et en Côte d’Ivoire. Il montre qu’un contrôle social trop strict peut pousser certaines femmes vers la marginalité. C’est une des conclusions, qui ressort de la présente étude pour expliquer les trajectoires de certaines femmes vers la violence au Mali et en Côte d’Ivoire.

Le rapport soutient également que la pression économique qui s’exerce sur les femmes se transpose également sur leurs enfants. Les filles et les garçons sont appelés à contribuer aux revenus de la famille à un âge de plus en plus jeune. Ce qui entraine non seulement la déscolarisation de bon nombre d’entre eux, mais également leur fragilité à travers par exemple le recours à la prostitution et au sexe transactionnel chez les jeunes filles.

Le récit ajoute que ce processus de recherche a mis en évidence que les attentes sociales envers les jeunes, indifféremment du genre, se transforment aujourd’hui pour se centraliser de plus en plus sur leur contribution économique.

Face à cette pression, indique l’expertise, les garçons se dirigeront généralement vers des travaux « manuels », ce qui mènera certains vers des entreprises violentes. Les filles, appuie l’exposé, seront plutôt poussées à utiliser les attributs que leur confère leur « féminité » pour générer un revenu.

La présente étude, donne l’opportunité de pouvoir explorer les détours et les affinités des liens entre les filles/femmes et les trajectoires de violence. « L’un des points saillants de cette étude c’est l’importance de la question des modèles de réussite. Nous pensons que les questionnements formulés à l’issu de l’action vont cristalliser toute l’attention de tous les acteurs concernés pour mieux cerner ces évolutions incompressibles de nos sociétés pour pouvoir les adresser de manière efficace et durable », a indiqué Sidi Touré

Selon la directrice régionale d’Interpeace pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Anne Moltes, le rapport « devrait être en mesure de guider les réflexions des acteurs nationaux et internationaux au moment de l’implémentation des actions dans les domaines de la promotion de la femme, du développement économique, de l’éducation et de la lutte contre la déscolarisation, ou touchant à la jeunesse », a-t-elle dit.